Wwoofing François Plotton - AMAP en Valois

Aller au contenu

Menu principal

Wwoofing François Plotton


 

Oise : des vacances gratuites à la ferme contre un coup de main


Bonneuil-en-Valois

Bonneuil-en-Valois, le 13 juillet. François Plotton et sa concubine accueillent au sein de leur maraîchage des wwoofers. Cet été, Annie-Claude, une Québécoise de 22 ans (à gauche) y a trouvé refuge. (LP/C.B.)



Pendant que certains passent leurs vacances à bronzer sur la plage, d’autres prennent leurs quartiers dans l’Oise, à la ferme. Gratuitement, ou presque. Et ils sont de plus en plus nombreux. Annie-Claude, une Québécoise de 22 ans est de ceux-là. Depuis quelques jours, elle est hébergée, nourrie et blanchie aux jardins d’Efea à Bonneuil-en-Valois, par François Plotton et sa concubine. En contrepartie, la jeune femme s’engage à travailler quelques heures par jour pour épauler ses hôtes dans leurs tâches.

« Je n’avais jamais vécu dans un milieu agricole. Et c’est quelque chose que je voulais découvrir car je viens de m’inscrire à une formation de production légumière et fruitière biologique. Mon séjour ici est une expérience de terrain », explique la jeune femme.

C’est grâce au wwoofing (lire par ailleurs) que cet échange a été possible. François Plotton, comme trois autres agriculteurs bio de l’Oise, accueille sur ce principe des touristes français et étrangers. « Il y a quelques années, je suis parti dans le centre de la France faire du wwoofing. Ça s’était bien passé, j’ai gardé des liens avec ceux qui m’ont accueilli. Lorsque nous nous sommes installés ici, nous avions l’envie de recevoir, confie le maraîcher. C’est un concept intéressant pour le partage et l’entraide. Les échanges sont riches, ça nous fait voyager aussi. » Chez lui, activités et repas sont partagés. Une belle occasion pour découvrir la culture des uns et des autres, la langue, les expériences professionnelles de chacun… « Les gens sont plutôt ouverts, ajoute la concubine de François Plotton. Certaines séparations sont difficiles car il y a parfois de fortes personnalités. Durant quelques jours, il y a parfois un vide. »

Les touristes sont mis en relation avec les hôtes via le site Internet de wwoofing France*. Les agriculteurs passent une annonce en présentant leur exploitation et les échanges se font ensuite par mail ou téléphone. « On accueille uniquement des adultes qui ont un projet professionnel, souligne Magali Haring, gérante de l’Arbre à poule, une ferme écologique et pédagogique installée à Villers-Saint-Paul. On essaie de comprendre leurs attentes et on se met d’accord sur notre rencontre. On demande qu’ils viennent quinze jours minimum pour avoir le temps de tisser des liens. »

Si pour les wwoofer l’aspect découverte du métier est très important, pour les hôtes, les relations humaines priment. « Ils nous filent un petit coup de main, reconnaît Magali Haring. Mais nous n’avons pas adhéré au concept pour ça. Ces rencontres sont très enrichissantes. »

*Contact : http://www.wwoof.fr/

Le wwoofing, c’est quoi ?
Le WWOOF est l’acronyme de World Wide Opportunities on Organics Farms (opportunités mondiales dans des fermes biologiques). C’est en 1971, à l’initiative de Sue Coppard que naît le WWOOFing. Cette citadine anglaise, en mal de nature, prend l’habitude de s’échapper le week-end à la campagne en proposant son aide aux fermiers qui l’accueillent, en échange du gîte et du couvert. Le mouvement prend vite de l’ampleur. Il permet des échanges de savoirs et d’entraide entre des agriculteurs bio et des particuliers « écolos ». Perçu comme un concept du tourisme durable, les valeurs de base du WWOOFing sont la confiance, la tolérance et la générosité.

Source: Le Parisien

 
Retourner au contenu | Retourner au menu